Andy Warhol, numéro 1 aux enchères en 2012

Sérigraphie de billets de banques multipilés. Sépia

L’artiste Andy Warhol est redevenu numéro un en 2012 au hit-parade des enchères mondiales, supplantant le Chinois Zhang Daqian et Pablo Picasso, tandis que Gerhard richter se hisse à la cinquième place, a annoncé la société Artprice.

Avec des ventes cumulées de plus de 329 millions de dollars hors frais (soit 252 millions d’euros), l’Américain Andy Warhol (1928-1987) retrouve la première place qu’il avait gagnée en 2007 et perdue ensuite, selon ce bilan établi par Artprice et son nouvel allié Artron pour la partie chinoise. Le roi du pop art, numéro trois en 2011, n’a pas battu de record en 2012. Mais le marché a été « inondé » par la Fondation AndyWarhol pour les arts visuels, qui a vendu via Christie’s de nombreuses œuvres de son stock, souligne Artprice.

And Co.

Roy Lichtenstein (1923-1997)

Roy Lichtenstein puise son inspiration dans la publicité populaire et surtout dans les « comics » (bandes dessinées) et dessins animés. Comme Warhol, il travaille de façon mécanique, se fait aider par un assistant et tient à ce que son oeuvre soit la plus fidèle possible à l’original. Ce qui l’intéresse dans la BD, c’est le contraste entre les images dénuées de sensibilité, et le contenu souvent hautement émotionnel. La simplification du langage (parfois seulement les onomatopées), les formes isolées et l’utilisation des couleurs primaires sans contraste renforcent la puissance de ses oeuvres.

3 cases de BD de Roy Lichtenstein

Rauschenberg

Robert Rauschenberg (1925-2008) et Jasper Johns (1950 – )

Ces deux artistes sont souvent cités comme précurseurs du Pop Art car ils vont marquer une rupture dans l’art en intégrant des objets de la vie quotidienne dans leurs oeuvres. Robert Rauschenberg est surtout connu pour ses collages et ses combinaisons de thèmes et objets variés. Au même moment que Warhol, il utilise le procédé de la sérigraphie, interrogeant ainsi le principe de reproductibilité de l’oeuvre. Avant Warhol, Jasper Johns réalise des séries entières à propos d’un même sujet (drapeau (cf p. 5), cibles, chiffres, etc.). Il connaîtra le succès très jeune, dès 25 ans.

Claes Oldenburg (1929 – )

Artiste Pop d’origine suédoise, il s’installe à New-York à la fin des années 1950. Ses oeuvres les plus impressionnantes sont sans doute les « sculptures molles » en plâtre, de très grand format, aux couleurs dégoulinantes, représentant des objets du quotidien du peuple américain (hamburger, glace, téléphone, lavabo, etc.). Opposé aux institutions muséales, il expose souvent en plein air, dans des quartiers défavorisés. Comme Warhol, il estime que l’art doit être accessible à tout le monde.Photo d'une "sculpture molle" d'un hamburger à la façon Oldenburg.

Walasse Ting (1929-2010)

Artiste et poète américain d’origine chinoise. Après quelques années passées à Paris au début des années 1950 (association au groupe COBRA), il s’installe à New-York en 1957 et son art va fortement s’inspirer du Pop Art et de l’expressionnisme abstrait. Il est notamment connu dans le monde du Pop Art par la réalisation d’un portfolio intitulé « One Cent Life » (1964) rassemblant 62 lithographies de 28 artistes tels qu’Andy Warhol, Roy Lichtenstein, Tom Wesselmann, James Rosenquist, Claes Oldenburg, Sam Francis, Robert Indiana, etc.

Son style est soit abstrait, soit figuratif (surtout à partir des années 1970 : femmes nues ou des animaux). L’utilisation de couleurs vives et éclatantes confère beaucoup d’énergie à ses oeuvres (souvent des lithographies).

Tableau abstrait de Ting. Mélange de couleurs flash.

« The Art Factory »

« The Art Factory » (« l’usine d’art ») est un loft new-yorkais converti en atelier où l’artiste travaillait avec de nombreux assistants.

Créée en 1964, la Factory avait de multiples fonctions : lieu de création avant tout mais aussi d’exposition, de tournage et de projection de films. Andy Warhol y organisait aussi des concerts … la Factory servait même de boîte de nuit ! Elle a déménagé plusieurs fois. La première s’appelait la « Silver factory » (silver : argent, en anglais), car les murs étaient recouverts de papier argenté.

Lieu « underground » par excellence, foyer de rencontre de la jet-set new-yorkaise, les habitués de La Factory recevaient le qualificatif de « superstar » !

 Photo d'Andy Warhol alongé dans un canapé de la Factory. Photo en couleurs.

La naissance du mouvement Pop Art

Tête d'une femme en sérigraphie. Couleurs. Le Pop-Art est né en Grande-Bretagne dans le milieu des années 1950 , mais il était déjà présent aux États-Unis dès la fin des années 1950. L’objectif de cet art populaire était de contester la tradition, et a supposé que les éléments visuels des médias de masse de la culture populaire pouvait être considérés comme art à part entière.

Le Pop Art repose sur l’extraction du matériel de son contexte en l’isolant ou en l’associant à d’autres sujets pour la contemplation.

Le Pop Art a parfaitement coïncidé avec le phénomène de la musique pop des années 50 et 60 et il est fortement associée à l’image swinging london et à la mode de Londonienne. Ceci est parfaitement illustré par Peter Blake qui a créé les dessins de couverture pour les disques des Beatles et d’Elvis Presley. Pas seulement, il a également inclus des actrices comme Brigitte Bardot dans ses œuvres, un peu à la manière dont Andy Warhol utilisa la personne de Marilyn Monroe comme modèle.